Wednesday, 24 May 2017

Digital Druglord de Blackbear : mon avis sur l'album !



Hello tout le monde ! 

Dans l'article où je vous présentais ma wish-list de cadeaux pour mon 21ème anniversaire, je vous parlais de Digital Druglord, l'album de Blackbear que je souhaite acquérir de manière légale. 
Heureusement, même si je n'ai pas encore pu télécharger l'album, j'ai pu l'écouter grâce à Soundcloud et YouTube, qui sont de merveilleux outils, surtout quand il s'agît de rendre la culture accessible malgré le manque de moyens ! 

Depuis sa sortie, le 21 avril, j'ai pu l'écouter en boucle et me faire un avis dessus. Avis que j'ai eu envie de partager avec vous, pour vous faire part de mes impressions !


En premier lieu, je dois bien avouer que mon point de vue de départ est un peu biaisé. Comme je vous l'expliquais dans mon article sur Mansionz, Blackbear est un artiste que je suis depuis maintenant plusieurs années et dont j'ai beaucoup aimé le travail par le passé. Ainsi, il n'était pas question pour moi de juger du talent de l'artiste puisque c'était pour moi une certitude. 
Cela dit, cet a-priori positif sur Blackbear m'a permis de placer la barre relativement haut concernant mes attentes par rapport à cet album, puisque j'avais beaucoup aimé les précédents et qu'il n'était pas forcément aisé de les détrôner. Les points sur lesquels j'avais hâte de juger l'album étaient notamment la qualité de l'écriture des textes et les arrangements. 

L'album est catégorisé par Google comme R&B/Soul, mais à mon humble avis, il est un peu compliqué de la mettre dans une case, tant on y trouve de styles différents. 

Au moment de l'écoute de l'album, on est frappé par l'éclectisme des mélodies. Si, comme dans tous les autres albums de Blackbear, on retrouve un univers créé par et pour l'album, il y a plusieurs facettes. Comme Blackbear a pu le dire dans une interview sur le site de Billboard, il a écrit Digital Druglord après avoir failli mourrir d'une overdose. Si on ne peut pas déduire l'histoire derrière l'album d'après les chansons, on peut définitivement y trouver une ambiance de fin de soirée, entre joie festive et prise de conscience, au moment où les effets des substances s'estompent et que la réalité reprend le dessus. 
Digital Druglord est, selon moi, un savant mélange entre des sonorités planantes quasi-léthargiques et des sons plus urbains, avec, à chaque fois, des beats et mélodies très bien produits et travaillés qui mettent les textes en valeurs, parfois au moyen de contrastes. 

Les meilleurs exemples de contrastes au sein de l'album sont, selon moi, les chansons "If I would I would feel nothing" et "Do re mi", dont les beats entraînants contrastent avec les paroles qui nous parlent de dépression et de rupture. 

Au-delà de leur mise en valeur grâce aux mélodies et à la voix de Blackbear, que je trouve magnifique, les textes sont, en eux-même, très bien écrits, bien tournés avec beaucoup d'esprit et même quelques lignes que l'on pourrait qualifier de "punchlines". Ce sont des textes auxquels il est facile de s'identifier, empreints d'émotions contradictoires, parfois confuses mais réalistes. 

Vous l'aurez compris : je trouve beaucoup de qualités à cet album et je ne suis pas du tout déçue. 
Mon seul regret est néanmoins que la voix de Blackbear, bien qu'elle sublime les textes, ne soit pas toujours sublimée ou utilisée au maximum de son potentiel. Si l'ensemble de l'album est très bon, c'est en écoutant des versions acoustiques de chansons que l'on réalise que le potentiel de la voix de l'artiste n'est pas totalement exploité. 
Ce manque de mise en valeur de la voix est le seul point qui me déçoit un peu. 

Pour conclure, c'est un album que je considère comme excellent, avec une production remarquable qui ne se fait pas au détriment des textes, quelque chose que j'apprécie particulièrement. 
C'est un album que je conseille d'écouter, tout simplement, parce qu'il en vaut le détour, peu importe le style de musique que l'on affectionne. 

Les chansons que je conseille le plus d'écouter sont Chateau, If I would I would feel nothing et Juicy Sweasuits qui sont, à mon sens, les meilleures ! 

Et vous ? 
Vous l'avez écouté ? 
Vous en avez pensé quoi ? 

Je vous embrasse, 
Oihana.