Wednesday, 22 November 2017

Comment j'ai (enfin) fait la paix avec mes règles !



Aujourd'hui, je vous parle d'un sujet qui a longtemps été tabou pour moi et, de manière générale, autour de moi. Je vais vous parler des règles, ou plutôt comment je me suis réconciliée avec elles, qui étaient devenues mes pires ennemies. 

Car oui, après plus de 10 ans de règles (j'ai été réglée tôt, youpi !) j'ai réussi à faire la paix avec cette "mauvaise période du mois", à bien la vivre, et je me dis que si je partage mon expérience avec vous, alors peut-être que vous aussi, vous pourrez mieux vivre vos menstruations ! 

Ce moment béni où je suis passée à la cup ! 

Il y a plus de six mois maintenant, j'ai pris la décision de ne plus utiliser serviettes et tampons et d'utiliser une coupe menstruelle, faute se me sentir capable de pratiquer le flux instinctif libre. Ce que je pensais être une décision de praticité a été une véritable révélation ! 

Non seulement je fais des économies (non négligeables, parce que les produits d'hygiène féminine coûtent très, très cher - surtout quand on est étudiante...), mais c'est surtout plus confortable (du moins pour moi), ça ne fuit pas, ça stresse moins, j'ai moins peur des odeurs... Bref, lorsque j'ai mes règles, je me sens beaucoup moins stressée par les tampons qui fuitent, les serviettes mal positionnées, le SCT (Syndrome du Choc Toxique)... En gros, je suis beaucoup plus détendue et pas esclave de mes règles. 

J'ai assumé la douleur (et la mauvaise humeur) ! 

Il y a plus d'un an, je me suis rendue chez ma gynécologue pour me faire poser un DIU (ou stérilet). J'avais essayé plusieurs méthodes de contraception, toutes hormonales, mais aucune ne me convenait et le stérilet au cuivre était mon dernier espoir. Il s'avère que je le supporte extrêmement bien, à ceci près que mes règles sont devenues beaucoup plus douloureuses. 

Avant, je serrais les dents et je supportais, mais là, impossible de me taire et de garder la face : j'ai grimacé, pleuré de douleur. Les règles étaient tabou pour moi et je ne voulais pas en parler avec mes proches. Encore moins avec mon copain... Imaginez un peu la chute du capital paillette ! (Cf. Tristan Lopin !). On entretient rarement son couple en parlant de ses douleurs menstruelles... 

J'étais complètement anéantie d'être aussi vulnérable devant l'homme que j'aime, surtout pour un truc aussi dégueu... Et puis finalement, j'ai assumé. Les règles font partie de la nature, elles font partie de moi, elles seront là pendant encore quelques années, alors autant ne pas en avoir honte et assumer de les avoir. Cela veut dire assumer la douleur, la mauvaise humeur, arrêter d'essayer de faire semblant que je suis en forme olympique alors que le seul marathon que je cours dans ces moments-là, c'est pour aller retrouver ma bouillotte et ma robe de chambre. 

J'ai osé en parler ! 

Lorsque j'ai assumé les désagréments liés aux règles, j'ai aussi osé en parler avec mon copain. De toute façon, il me voyait déjà souffrir, alors autant dire lorsque l'on a mal. Parler de mes règles, de ce truc qui fait partie de moi, m'a fait un bien fou, que je n'aurais jamais imaginé. 

Non seulement en parler me permet d'arrêter d'être frustrée par rapport à ça, mais ça permet aussi à mon copain de prendre soin de moi et d'être attentionné. Il sait que j'ai mal alors il est encore plus prévenant que d'habitude, il me chouchoute... et ce serait quand même dommage de s'en priver. 

Finalement, mes règles, je les aime bien ! 

Aussi étrange que cela puisse paraître, maintenant, je réussis à apprécier mes règles. Vous vous doutez bien que je ne saute pas de joie quand elles arrivent (de toute façon, avec les crampes, ce serait impossible), mais je finis par y voir une certaine beauté. 

Le corps humain, de manière générale, est bien fait, et les règles sont la preuve de ma capacité à enfanter. Je veux avoir des enfants, un jour, pas maintenant, et un jour, je me réjouirai d'avoir du retard. En attendant, je préfère supporter avec le sourire et me dire que quelque part, les règles, c'est un peu la vie ! 

Et vous, vos règles, vous faites quoi pour bien les vivre ? 

Oihana.